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21 Feb 2018
Daimyo – Seigneurs de la guerre au Japon

Daimyo – Seigneurs de la guerre au Japon

par Frédéric Lacroix

De février à Mai 2018, le musée Guimet organise une exposition sur les Daimyo, les seigneurs de la guerre du Japon féodal. C'est une occasion de découvrir de magnifiques armures de ces gouverneurs qui régnaient sur le Japon entre le 12ème et le 19ème siècle.

Du 16 février au 13 mai 2018, le musée Guimet organise une magnifique exposition sur les Daimyo du Japon. Le billet d'entrée est à 11.5 euros et donne l'accès à l'exposition au Musée Guimet et à ses collections permanentes mais aussi à l'hôtel d'Heidelbach et au palais de Tokyo où l'exposition se poursuit. Les Daimyo eurent un rôle essentiel dans l'histoire du Japon surtout entre le 12ème siècle et le 19ème siècle. Avant la période Edo (à partir de 1600), les daimyo étaient les gouverneurs des provinces, propriétaires de grands domaines. Il,se livrèrent des guerres incessantes dans le but d'agrandire leurs territoires. Ils construisirent de nombreux châteaux pour défendre leurs territoires et ce n'est qu'à partir de 1600 que le calme revient dans le Japon féodal suite à la grande bataille de Sekigahara. Parmis les grands daimyo du Japon nous pouvons citer les noms de Tokugawa Ieyasu, Oda Nobunaga, Toyotomi Hideyoshi, Date Masamune, Ashikaga Takauji, Minamoto no Yoritomo, Maeda Toshiie, etc .....

A l'époque Edo, le titre de daimyo était donné à environ deux cents grands seigneurs de domaines et princes. Une partie faisait partie de la famille Tokugawa (les shinpan daimyo), une autre partie était attaché personnellement au shogun (les fudai daimyo) et une autre partie était ralliée au bakufu (les tozama daimyo) le gouvernement militaire du shogunat. Bien qu'ils avaient une certaine autonomie, ils devaient respecter certaines règles comme celles du bushido, le code moral des samourais japonais. Ils devaient possèder une résidence dans la ville de Edo et y laisser leurs familles et certains de leurs vassaux en otage. A partir de 1639 ils ne devaient plus pouvoir construire de châteaux et avoir une flotte de navire de guerre. Ils furent aussi obligés d'interdir le christianisme sur leurs territoires. En 1868 certains daimyo furent nommés gouverneurs de leurs provinces et portèrent le noms de Han, titre qui fut aboli en 1871. Il ne faut pas confondre le titre de daimyo avec celui de shogun (grand général puis dirigeant du Japon) et avec celui de samourai (membre important de la classe guerrière) bien qu'un daimyo pouvait être un samourai et devenir un shogun.

L'exposition au musée Guimet rend honneur à daimyo en nous montrant un ensemble de trentre trois armures issues de collections françaises privées ou publiques. L'exposition se déroule sur trois sites : la rotonde du musée Guimet, l'hôtel d'Heidelbach et le palais de Tokyo. C'est au niveau de la rotonde au 4ème étage du musée que l'on trouve 11 magnifiques armures allant du 15ème au 19ème siècle. Il faut regarder chaque détail de ces magnifiques armures surtout au niveau du casque et du masque. Ces armures étaient portées lors des conseils de guerre et pour les parades et non pas lors de combats. Les daimyo doivent respecter des codes de représentation qui les entraînent dans des dépenses extravagantes d'où des armures magnifiques. Ce sont les casques qui sont le symbole de ces armures, les Kawari Kabuto. Ce sont un mélange de métal et de laque avec une importante symbolique totémique. Ils s'ornent d'éléments qui imitent la nature comme des bois de cervidés, des insectes ou des fleurs ou qui sont issus de la nature comme des crin de cheval ou des plumes de paon.

L'auteur

Frédéric Lacroix

Fan du Japon depuis 2004 il a à son actif plus de 18 voyages au pays du Soleil levant. Grand amateur de la cuisine japonaise et de la gastronomie en général il aime faire partager ses découvertes, ses expériences et ses créations culinaires. Il est aussi l’ auteur de plus de 98% des articles du guide.

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