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23 Apr 2018
Temple de Sado Rengebuji

Temple de Sado Rengebuji

par Frédéric Lacroix

Partons à la découverte d'un trésor caché de l'île de Sado, le temple du Rengebuji. Caché au milieu d'une petite vallée dans les montagnes de la péninsule d'Ogi, ce temple est décrit comme le petit mont Hiei de l'île de Sado avec ses nombreux bâtiments dont certains sont classés comme biens culturels importants du Japon.

L'île de Sado possède quelques trésors cachés qui méritent vraiment d'être découvert. C'est le cas du temple du Rengebuji dans la péninsule d'Ogi au sud de l'île. Ce temple est caché dans une petite vallée sur le territoire de la ville de Kobie, au nord du port d'Ogi. Pour l'atteindre il faut soit une voiture soit y aller à pied depuis le port. La balade à pied est vraiment sympa à faire car on traverse la campagne sur une petite route très peu fréquentée. Il faut 45 minutes pour atteindre le temple, soit un peu plus de 3 kilomètres en montée. Le temple se trouve au fond d'une petite vallée qui part depuis le bout du port d'Ogi. La grande majorité des bâtiments se trouvent à flanc de colline au milieu de la forêt et c'est pour cela que le Rengebuji porte le nom de petit mont Hiei de l'île de Sado. La visite est gratuite.

Le temple du Rengebuji a une grande importance au Japon puisque c'est l'un des trois grands lieux de culte de l'école bouddhiste Shingon avec les temples du Kongoji à Wakayama et du Murouji à Nara. Le temple de l'île de Sado a été établi par le moine Kobo Taishi, connu sous le nom de Kukai et aurait été construit sous l'ordre de l'empereur Saga vers 806. Il faut savoir que l'île de Sado fut longtemps appelée l'île maudite car elle servait de lieu d'exil à différents opposants au gouvernement et notamment des poètes et autres hommes des arts. Est-ce pour racheter les fautes de ces différents hommes de lettres que l'empereur Saga fît construire ce temple ? La direction du temple, nord-est est assez particulière puisque c'est un signe de malchance. Il aurait alors été construit pour pacifier les esprits. Durant l'époque Tokugawa c'était le plus important temple de l'île et les fonctionnaires de la grande mine du domaine Aikawa, venaient souvent au temple pour prier. De nos jours le temple est un lieu tranquille et il n'est pas rare de le visiter seul. Il se réveille à la mi-juillet durant le festival des hortensias. Il faut dire que dans l'enceinte du temple il y a plus de 7000 pieds d'hortensias.

Le temple compte de nombreux bâtiments. La route principale arrive au sommet du temple mais il faut emprunter un petit escalier sur la gauche qui permet de descendre jusqu'au pied du temple et à sa porte principale le Niimon orientée vers l'est et qui donne sur la salle principale du temple datant du 14ème siècle. Ensuite on emprunte un autre escalier pour descendre jusqu'à un bâtiment plus moderne en passant sous la porte Tomon et à un petit jardin avec un étang. Ensuite il faut passer derrière la salle de prière principale pour visiter les autres bâtiments dont le sanctuaire Kobie et les reposoirs.

Le sanctuaire Kobie est classé dans les biens culturels nationaux importants. Il a été construit pour protéger les divinités tutélaires du temple. Une inscription sur le torii de pierre montre que celui-ci a été construit par Kukai lui-même. Le sanctuaire en lui-même est une petite salle au toit de chaume. En remontant le chemin vers la sortie nord on croise plusieurs batiments en bois dont les reposoirs. Ceux-ci sont deux petits temples entièrement sculptés et protégés car leur construction remonterait dans les années 1348 ce qui en fait les plus anciens bâtiments de la préfecture de Niigata.

L'auteur

Frédéric Lacroix

Fan du Japon depuis 2004 il a à son actif plus de 18 voyages au pays du Soleil levant. Grand amateur de la cuisine japonaise et de la gastronomie en général il aime faire partager ses découvertes, ses expériences et ses créations culinaires. Il est aussi l’ auteur de plus de 98% des articles du guide.

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